Sortie féminine bénévole à Michellier


30/11/2025 (oups j’ai oublié de publié le CR plus tôt…)

Encadrantes : Lucie, Mathilde et Emilie

Participantes : Alexandra, Clara, Marta, Kristin

TPST : environ 7h

A l’initiative de Lucie, on se met toutes les deux en tête d’encadrer une sortie spéléo au GUCEM, et de ne l’ouvrir qu’aux femmes. Ce sera donc la première sortie bénévole de l’année pour le groupe féminin, et il va falloir penser à en faire d’autres, il y a de la demande !

On sollicite alors Mathilde pour bénéficier de son expérience en spéléo et en encadrement, ainsi nous serons 3 encadrantes sous terre. Lucie et moi nous sentons plus en confiance sous la « supervision » de Mathilde. Pour cette sortie « test », on ouvre les inscriptions à 4 participantes (au risque de faire des déçues), ce qui nous permet de faire une cavité avec un petit enchaînement de puits sans mettre en péril le confort et la sécurité de toutes. Les objectifs : faire découvrir/pratiquer la spéléologie à des débutantes, et pour nous : se former à l’encadrement dans un cadre sécuritaire et bienveillant.

C’est donc parti direction le Scialet Michellier, vers Vassieux en Vercors (sniff, c’est loin…), mais bon, au moins on a réservé le minibus ! Sauf qu’à la perm dimanche matin, pas de minibus, encore un coup des grimpeurs (sans rancune, on espère qu’ils ont kiffé la Catalogne) ! Heureusement, il y a de la place dans les voitures.

Arrivées au trou, il n’y a pas autant de neige que ce à quoi on s’attendait, la « plaque » d’entrée est visible depuis la route et les pelles restent dans la voiture. Je rentre avec Mathilde et je commence à équiper tandis qu’à la surface Lucie se charge des explications, réglage et test du matériel avec les participantes. Là dessous, il y a l’embarras du choix, on trouve des points partout : broches, spits qui brillent d’autres qui rouillent, AF à gogo, je ne sais plus où donner de la tête. Le P17, P9, P4 et P31 s’enchaînent, ce qui nous permet de tout équiper avec la même corde (C100). En haut du P4, j’entends déjà les voix des participantes : elles ont été rapides ! Ou c’est moi qui suis lente ? Baaah de toute façon, sous terre le temps ne s’écoule pas de la même manière.

Mathilde remonte pour checker les descendeurs à la descente du P9 tandis que j’équipe la dernière verticale. Je récupère le deuxième kit pour équiper le P30 en double afin de gagner du temps à la remontée (c’est le moment de mettre à profit les techniques apprises avec Camille lors de la sortie féminine à la structure). La fiche d’équipement mentionne une seule déviation, mais je ne trouve pas le moyen de me débarrasser complètement du frottement sans un mettre deux pour chaque corde. Cela fait une difficulté en plus pour les participantes mais ça me permet également de bien éloigner les deux cordes en installant des déviations opposées.

Tout le monde descend et ça y est, je retrouve enfin le groupe. Impatientes d’aller découvrir les mystères de la salle Sophie, on continue d’avancer malgré les estomacs qui grondent. On remonte le ressaut de 7m équipé en fixe et Mathilde installe sa corde d’inter afin de nous faire gagner du temps. A partir de là, la cavité est de plus en plus belle. Concrétions en tous genres, colonnes, fistuleuses et draperies, il y a de quoi émerveiller spéléologues débutantes et confirmées.

Bon c’est bien beau tout ça, mais on a la dalle ! Une pause s’impose. Après manger, on vient gagner le bout de la galerie, et puis c’est l’heure du retour. Après une courte hésitation, on décide finalement de ne pas s’aventurer dans le fameux méandre Tadebeaugenoux, grosse déception générale (non c’est pas vrai). Rien de mieux que la remontée d’un P30 en guise de promenade digestive !

Mathilde et moi montons les premières pour nous poster en tête de puits, tandis qu’Alexandra et Lucie déséquipent ensemble. Nos trois débutantes se montrent efficaces et nous ne tardons pas à trouver la sortie. Heureusement, aucune vache ne s’est couchée sur le plaque d’entrée et nous arrivons bien à regagner les voitures vers 18h30.

Retour sous une petite neige humide.

REMARQUE : En réponse aux personnes qui s’interrogent concernant la pertinence de faire des sorties en non-mixité et le risque d’avoir moins de femmes sur les sorties mixtes, sachez que nous avons eu beaucoup de volontaires pour participer à cette sortie et de manière générale pas mal de sollicitations de la part des gucémiennes, cette démarche répond donc bien à une demande (d’ailleurs on manque d’encadrantes pour y répondre!)

D’autre part le taux de participation des femmes aux sorties mixtes n’a pas diminué depuis la création du groupe féminin.

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