Scialet de la Chique


On part de 9h de Grenoble, direction le stade de neige de Lans-en-Vercors. Arrivés sur place, on dénote légèrement de l’ambiance en s’équipant sur le parking. Les gens ne comprennent pas pourquoi on s’habille en plombiers colorés pour aller faire du ski …
Après 15 minutes d’approche, on trouve facilement l’entrée qui est assez impressionnante. Kévin part équiper le puit d’entrée, on est étonné de trouver une ligne sur boulons bien brillants, est ce que des cordistes seraient passés par ici ? Après un peu de déblayage de neige, on trouve les amarrages qui se situent juste au dessus du P28 qui s’ouvre d’un coup , belle ambiance ! Kévin purge les blocs de glaces suspendus sous le frac, qui vont s’écraser avec fracas au fond du puit. Ensuite, la ligne est une succession de fracs pendulaires qui mènent à une vire à 5m du fond du puit. Un frottement sur le pendule final nous donnera du fil à retordre. On cherche un frac mais sans succès, on opte finalement pour une dev acrobatique, on en reparlera…

La dev acrobatique
La déviation du cirque du soleil

Ensuite Paul enchaine l’obstacle suivant, qui est un ressaut enchainé d’un P27 coupé en deux par un pallier confortable. Arrivé au fond de ce puits, Alexis prend la relève pour équiper un boyau qui termine dans un P16. Pas convaincus par les amarrages en places, on perce 2 amarrages forés. Un frottement lors du pendule pour atteindre le frac donnera un peu de fil à retordre à Alexis. On est sur de la 8mm donc on porte une attention particulière à ce risque. Arrivés en bas du puits Alexis nous dit “J’ai enlevé le noeud en bout de corde pour atteindre le fond”. La corde est maintenant suspendu à 2m au dessus de lui… On réduit donc la boucle de frac pour récupérer un maximum de corde, ouf ça passe, on va même pouvoir refaire le noeud en bout de corde.

A partir de ce moment l’ambiance change, les murs sont recouverts de mondmilch et le sol est très humide. Une main courante en fixe nous permet d’éviter une bassine remplie d’eau mais pas le mondmilch 🙂 Kévin se fera d’ailleurs surprendre par la non-adhérence du sol et se retrouvera suspendu dans la MC 🙂 Le dernier puits est un boyau étroit qui se termine dans un P17 plein pot. On rajoutera un AF pour le départ de la MC car il y a un seul point… La ligne a été ré-équipée récemment sur AF mais on a plus de dynema, on va devoir prendre la ligne historique sur spits et sa tête de puits au niveau des genoux… C’est pas si pire car il y a des pieds pour se placer. Arrivés en bas du puits, on bute sur une grande bassine remplit d’eau qui mène à une lucarne à escalader en libre, on passe notre tour cette fois. L’heure est à la remontée et on se rend compte que nos deux bouteilles d’eau sont dans le kit resté à l’entrée du trou, malin !

La remontée du troisième puits

La remontée se passe sans encombre, arrivés au puit d’entrée, on décide de ré-équiper la partie avec la dev acrobatique, on cherche donc où poser un frac. Alexis prêt à appuyer sur la gâchette du perfo, se rend compte qu’il y a un spit planté à 1m de là où il allait percer…. Super news, un AF suffiras pour faire un frac ! Au moment fatidique, rebelotte, Alexis repère un AF à 50cm de là où il allait percer… “Ah beh il y avait un frac en fait….”. On reste pantois devant cette situation absurde 🙂 Ce que l’on retient c’est que “dans une classique, si l’équipement ne nous parait pas adapté c’est qu’il y a de fortes chances que l’on ait pas assez cherché”

Après ce contretemps, Paul se porte volontaire pour déséquipper la dev du “cirque du soleil”. Après quelques jurons et tentatives infructueuses, Paul découvre l’utilité d’un crochet goutte d’eau et arrive à détacher la dev ! On sort à 17h du trou, avec une fiche d’équipement remise à jour 🙂

Le lien vers la nouvelle FE

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