Sortie féminine autonome – 15 février 2026
Lucie, Ana et Emilie
Rdv 8H30 à la perm pour enkitter notre bazar. Objectif : découverte du Marco Polo pour toutes les 3 et entraînement à l’équipement en sortie classique. On se dit qu’on ira peut-être rigoler 5min dans le méandre, mais l’objectif est surtout de faire un équipement propre sur l’enchaînement de puits jusqu’à -95m.
1ère étape, faire le plein sinon on ira pas loin. Et c’est là que les emmerdes commencent (déjà…) Il n’y a plus d’essence à la pompe et zut. C’est pas grave, j’en profite pour passer à la boulangerie d’à côté… qui est fermée, décidément ! Bon changement de plan, ce midi ce sera vieille baguette du supermarché et on fera le plein plus loin.

Au parking, c’est beau temps belle neige. Skieurs de fonds et raquettistes nous regardent avec curiosité. On s’élance toutes guillerettes dans la poudreuse légère, c’est bôôô. Lucie a étudié la marche d’approche en détail, elle a trouvé 3 points GPS différents (ça sent déjà le roussi) et a pour seule info fiable que le point GPS de l’IGN est pas bon. Et de mon côté, j’ai l’info que le point GPS d’open topo est pas bon non plus… Non mais on va suivre la description, 10min de marche d’approche, ça doit pas être sorcier. Et c’est parti pour non pas 10min, mais DEUX HEURES de recherche active pour trouver le trou. L’ironie du sort dans tout ça : on a fini par trouver un point GPS bien placé et c’est celui de GOOGLE MAPS…
On rentre dans le trou par un toboggan tapissé de neige, c’est l’éclate. Puis Lucie commence à équiper le ressaut. S’ensuit le P16 avec sa tête de puits malcommode mention spéciale pour les gens qui mesurent moins d’1m90… On ne trouve pas de solution idéale pour se débarrasser du frottement sur la main courante d’accès au puits.

Après le ressaut suivant, Lucie nous fait une démonstration de jonction de cordes pour équiper un autre ressaut. Je prends donc la suite et installe les points suivants de la main courante et la tête de puits. En descendant, je m’aperçois non seulement que le ressaut ne fais pas 12m (ne correspond donc pas à la fiche d’équipement) et surtout que c’est une désescalade très facile et peu exposée qui ne nécessite pas de corde… Dubitatives, on décide finalement de la laisser là au risque de ne pas pouvoir aller jusqu’au méandre. S’ensuivent quelques pas de marche dans des éboulis le long d’un puits. Je décide de ne pas équiper le début de la main courante qui est très facile mais exposée afin de garder de la corde pour pouvoir au moins équiper les deux prochains puits, moyennant une jonction de corde. Je préviens les filles qui me rejoignent avec prudence. J’équipe le p9 avant de passer la main à Ana qui s’occupe de la main courante et du p17 en jonglant avec les longueurs de cordes restantes. Ça se goupille plutôt bien et on parvient au bas du P17 sans encombre mais à cours de matos pour le dernier puits…


On remonte en vitesse parce que ça caille dans ce trou ! Ana et Lucie déséquipent la sortie pendant que je cours me mettre au chaud, dans la neige, ironiquement. En les attendant, je fais des tours de toboggan à l’entrée pour me réchauffer. A la sortie, c’est pluie sur neige, la loose après avoir passé la journée à se peler sous terre.

Bon aller, j’arrête de râler, c’était plutôt sympa comme sortie et puis c’est comme ça qu’on apprend !
