Le labyrinthe joufflus


Sortie autonome au scialet des Joufflus

11 septembre 2026

Stan et Emilie

Tmpst : Un truc comme 5h30 dont environ 2h d’errance pour trouver le fond  !

Alors qu’on cherchait quelle cavité classique visiter pour équiper proprement et simplement, Stan a dit “Il paraît que dans joufflus, y a un P34 qui finit dans un lac, mais il est quasi introuvable.” La sortie spéléo a donc pris un tournant chasse au trésor, et on a décidé qu’on trouverait ce puit, quoiqu’il nous en coûte. On prend du rab de cordes (on sait jamais) et on prévoit d’enchaîner avec Féé anglaise (les naïfs).

La descente est assez jolie avec quelques concrétions sympas.

On arrive très vite en bas des puits de l’entrée et là c’est déjà le bordel : ça part dans tous les côtés. Stan me montre une partie qu’il avait déjà parcouru avec Nina lorsqu’ils ont brièvement tenté de trouver le fond, donc à priori c’est pas par là. Reste une désescalade un peu pourrie et un tantinet expo pour aller voir de l’autre côté. Mais comme on est malin.e (pour une fois), on a des cordes en rab ! On pose une C20 en utilisant de bonnes stalagmites bien costaudes et on descend au basic chaussé. Stan avec ses 2m20 et ses talents de grimpeur dira que la corde n’est pas foncièrement indispensable, moi franchement je trouverai ça trop con de s’éclater une jambe par flemme de porter un C20. Ensuite on se tanque dans un méandre boueux à la recherche de la fameuse lucarne au plafond mentionnée dans un CR, sans succès.

Pendant que Stan s’extrait péniblement d’une étroiture cul de sac, je trouve un passage un peu étroit au fond d’une petite salle et là tadaaa un spit, là comme ça au milieu de nul part. Et au dessus du spit, tadaaa la lucarne au plafond. Stan me rejoint : “donc là le spit c’est pour y mettre une pédale”. On s’y engouffre gaiment et galèrement et là tadaaa : une flaque avec un tuyau pour siphonner et passer sans ramper dans la flotte. Bon là on est à l’étillage extrême donc ça passe au sec en étant un peu agile. On tentera quand même l’expérience de l’eau au goût de terre, il paraît que ça fait partie du baptême de joufflus. Ensuite on emprunte un dernier méandre avant de déboucher sur une dernière étroiture et là tadaaaa : le P34 !!

Il n’y a pas trop de quoi équiper une vraie MC d’accès mais ça reste assez facile et plutôt bien équipé (si on omet le piton qui sert de deuxième point pour le début de la pseudo main courante), la tête de puits est nickelle par contre. On atterrit sur une terrasse au dessus du lac qui a plutôt une allure de flaque profonde.

Bref on s’est bien amusés, il est temps de sortir. Pas de visite de fée anglaise cette fois, Stan retourne sous terre le lendemain et moi le jour d’après, et nous avons déjà atteint le “trésor caché” de joufflus, on n’a rien à envier aux anglais.

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