Entre amont et aval au Gampaloup


Dimanche 19 juillet 2026

Delphine, Anna, Julien et Axel

 

Delphine et moi on avait repéré la cavité depuis un certain temps en se disant que ça avait l’air pas trop dur à équiper et qu’on pourrait aller faire un tour pour s’entraîner à l’équipement. On embarque dans cette aventure Julien, et Anna la colloc de Delphine à qui elle doit faire découvrir la spéléo avant son départ de Grenoble.

 

La journée commence sous de très bons auspices puisque la boulangerie de Lans est ouverte et qu’on peut s’ouvrir l’appétit par un premier en-cas avant de descendre.

On gare la voiture sur la piste forestière au-dessus, on fait les kits avec les cordes toutes neuves de Delphine (et celles un poil plus épaisses de Julien) et on rentre dans la grotte avant 11h. Grâce à Julien qui est déjà venu, on trouve l’entrée sans difficulté malgré le peu d’existence du chemin d’approche.  Un délicieux courant d’air froid nous promet une bonne journée à l’abri de la fournaise du mois de juillet.

 

Je pars en avance équiper le puits du beurre pendant que le reste de l’équipe s’équipe. Le début est sur broche et assez évident, comme j’ai déjà de la boue dans les yeux je rate le deuxième frac sur spits, mais qui s’avérera finalement superflu puisque Anna se débrouille très bien. On prend ensuite le méandre en suivant les cordes fixes et Julien équipe avec maestria le puits de la colonne.

On arrive dans la salle des éclopés vers 12h30 pour le pique-nique. Suivant le programme initial, on se lance ensuite dans la boucle vers la salle Megaloup.

 

Un petit rappel et puis deux escalades. C’est l’occasion pour Anna de faire sa première remontée sur corde et elle se débrouille très bien. Nouvelle descente, un peu de marche et dernière escalade pour déboucher dans la salle Megaloup. Ça vaut vraiment le détour, c’est immense !

 

On traverse ensuite la salle en suivant les mains courantes à la recherche du P25 qui doit nous ramener dans l’actif. On pensait l’intégralité de la boucle équipée en fixe donc on suit les mains courantes sans trop s’attarder sur deux relais chaînés (sans corde !) et on finit par se retrouver dans l’actif. On n’a pas trouvé le fameux P25 mais qu’à cela ne tienne, c’est joli et maintenant il suffit de suivre la rivière !

Alors qu’on commence à se dire que maintenant on ne devrait plus être très loin, on tombe sur une corde qui remonte. Super, ça doit être notre escalade vers les éclopés ! Delphine part la première et c’est long… beaucoup trop long pour une escale de 10m…

Effectivement on n’est pas au bon endroit. Delphine s’acquitte quand même de ses 52m pour admirer deux points (peut-être des pulses ?) et la beauté du geste, pendant qu’en bas on se demande ce qui se passe. C’est à priori une belle explo et ça remonte encore !

 

 

“Bon mais on devrait pas être loin puisque ça fait un bout de temps qu’on remonte l’actif “ nous fait remarquer Delphine revenue de son escalade. Et là mon cerveau se remet en marche ! On doit descendre l’actif pour revenir aux Éclopés, certainement pas le remonter… Là pour le coup, on est franchement pas au bon endroit et plutôt ric rac sur l’horaire. Il est 17h et on a intérêt à sortir avant la sonnette à 21h. Surtout que Romain nous a dit la semaine d’avant “objectif:  pas de secours de l’été !”.

 

On repart donc en sens inverse en pressant le pas. Comme Anna n’est pas très à l’aise sur les mains courantes, on n’est malgré tout pas très rapide. Alors que j’essaie de l’aider à s’installer pour un rappel, je fais partir un pavé. Delphine n’a pas le temps de s’écarter et le prend sur la tête. Grosse frayeur mais finalement le casque a bien joué son rôle, pas de mal.

 

En arrivant à Megaloup on retombe sur les relais chaînés. Cette fois pas de doute, c’est le P25, mais du coup on n’a pas du tout la bonne corde (et aucune envie de tirer un rappel non indiqué dans la topo…). Finalement, on aurait dû prendre la c50 en 10 de Julien en secours plutôt que la c20 de Delphine en 8. Mais bon notre paresse naturelle nous aura fait privilégier la moins lourde… Il faut quand même dire que la topo ne le précise pas, et que ça ne s’invente pas de trimballer une telle longueur de corde!

 

On rebrousse donc chemin en traversant Megaloup. Les fracs dans les deux escalades sont un poil trop court à la redescente pour être confort. De retour aux Éclopés, on se sépare et je pique un petit sprint pour remonter prévenir la sonnette qu’on est en retard. Sorti une demi-heure plus tard à 19h30, il s’avère que je suis le plus stressée des deux. Tout va bien et redescente pour retrouver les autres en bas du puits du beurre. Delphine et Anna sortent pendant que je tiens compagnie à Julien qui déséquipe. Dernier sorti à 20h30. 9h30 TPST c’est quand même beaucoup pour une initiation ! Mais tout le monde est content et on a passé une bonne journée.

 

En plus si on ne lave pas le matos de nuit dans le Furon, c’est pas une vraie sortie speleo ! Déjà c’est de la triche, il ne gèle même pas…

 

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