Formation et validation encadrants ski de rando


Participants (et donc futurs encadrants bénévoles) : Pierre-Nicolas, Mathilde, Geoffrey, Franck, Bernard, Florian, Clément, Alberto et Mathoche (donc moi) pour cette deuxième session de validation, le 4 janvier.
Le rendez-vous est donné à la perm’ à 7:30, le temps pour PN de gérer le départ pour la cascade de glace.
On ouvre les locaux, certains en profitent pour aller au petit coin, on boucle les derniers détails, les cascadeux attendent un retardataire… et nous pouvons y aller à notre tour !
On se réparti dans les voitures, on commence à les charger… Et Geoffrey m’appelle, il est dans les toilettes et on a remis l’alarme en marche en sortant. Ca commence bien, on n’est pas encore partis qu’on oublie un participant !
On démarre enfin pour l’Alpe du Grand Serre. Après avoir récupéré Frank en route, nous rejoignons Alberto et Sylvain au bar pour bien commencer la journée. Y’a plus de blanc sur le comptoir que sur les pelouses, d’ailleurs… Au menu : une formation à l’encadrement en ski de rando et validation par Sylvain Maurin, notre Guide à tous (tel Caïus Pupus). On vise le col de la combe oursière, depuis Vaunoire.

La rando débute, on se relayera jusqu’à la fin pour prendre la tête. On est 9 participants… Ca fera 9 travaux ! On chausse au parking, en s’estimant chanceux… Pour déchausser 300m plus loin et installer nos skis sur nos sacs. Il n’y a plus de neige sous les sapins… Au final on a porté sur près de 300m de dénivelé en forêt. On en sort enfin et on chausse les skis pour remonter le vallon qui s’ouvre devant nous. On aperçoit le soleil de temps en temps… Mais plus on s’avance dans le vallon, plus le soleil tourne. Les pentes sont raides autour de nous, et le soleil est bas. Il passe sous les crêtes, nous laissant à l’ombre. Mais bon, comme je passe mes étés au fond des grottes et des canyons, ça ne me change pas beaucoup !

On continue d’avancer avec un bon rythme (plus rapide que le cheval) et on s’engage plein sud dans les pentes raides, en remontant l’écoulement naturel. La neige est dure : on met les couteaux. Et certains ont le bon réflexe de sortir le casque aussi. On appréhende l’itinéraire plus prudemment, on tâche d’anticiper les passages exposés pour les éviter sous le regard vigilant de Sylvain. On s’arrête 300m sous le sommet pour sustenter nos estomacs à l’abri du vent qui souffle en tempête sur les cimes. S’ensuivit un test radio, suscitant somme toute quelques sages observations sur l’état de la neige. Sortant saucisson en salivant surtout pour nos panses et vieux souvenirs pour nos pensées, nous faisons glisser le tout par une salve de récits biens sentis. Nous suivons ensuite la sente à l’assaut du col. Sylvain finit la trace sur les derniers mètres. Nous parvenons au col où le vent siffle à nos oreilles et nous fouette le visage, et dépeautons prestement avant de redescendre plus vite que le cheval qui souffle en tempête, avec une neige un peu changeante, tantôt semi poudreuse, tantôt dure.

On s’arrête en chemin pour une recherche DVA sur skis (10ième travail), dans la pente, en binôme. Et ben c’est pas si facile… Mais on se perfectionne ! On croise deux alpinistes qui redescendent du Grand Armet, avec qui nous échangeons sur notre calme pour une recherche DVA… mais aussi sur les conditions ! La suite de la descente se déroule sans accro, et on assure, en se faufilant entre barres rocheuses, rochers, pierres, mais heureusement peu de cailloux. On regagne vite le vallon, on tente la rive droite, on le descend du mieux qu’on peut… On traverse le ruisseau, mais on finit vite par recharger les skis sur les sacs pour rentrer au parking. 11 travaux jusqu’à présent. Où nous retrouvons les voitures, dont certaines coincées par la neige (curieusement elles sont toutes à des alpinistes…). Que nous poussons donc pour pouvoir repartir. Et c’est la fin des 12 travaux.

Après un débrief, Sylvain rejoint ses pénates pendant que nous rejoignons le bar pour le traditionnel banquet qui clôt cette aventure. On est fin prêts pour vous emmener ! (Oui, dans les bars aussi. Enfin quand on les trouve ouverts.)

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