Fondue, le 24/01/2020


On (c’est-à-dire moi, en fait) décide unilatéralement de finir cette semaine par une belle fondue en cabane. La fondue c’est mon repas préféré. Donc, je ne râle pas. (Prenez note, si vous vous trouvez fatigués par ma mauvaise humeur naturelle.) On (Mathilde, Clément, Thomas G, Florian, moi) se donne rendez-vous sur la perm’ en fin d’aprèm pour récupérer le minibus, on charge tout un tas d’affaires inutiles, et on part pour un premier arrêt au rondeau pour récupérer Sylvain et Franck. Le but, c’est de se faire péter la panse avec des bénévoles du club pour voir à quel point c’est gérable d’emmener des gens avec nous faire une soirée en cabane en traînant un caquelon de 3kg et un réchaud en fonte. Et 3 bouteilles et demi de vin. Faut bien faire glisser le fromage, sinon c’est indigeste. D’autant qu’il y a 2kg de fromage à descendre.
Nous voilà partis vers Lans en Vercors. On se lance en mode rally minibus, on fait crisser les pneus et on tourne au frein à main, on reconnaît la conduite sportive du respo’ minibus. On se fait arrêter dans la montée à cause du rally. On nous propose même des places. Eh ben il se trouve que le trophée Andros se déroulait ce soir-là à Lans. Oh bah non, nous on est là pour skier. “De nuit ?” Échange de regards interloqués et désabusés avec les gucemiens d’un côté, les fans de motors TV de l’autre. On profite quand même à donf’ des spots et de la musique de fond.
On remonte tranquillement les pistes (en slalomant entre les cailloux, ça engage pour la suite). Le plus long, c’est quand même de défoncer les clôtures pour passer. On consulte le gps tous les 10m, parce que quand même, on est en haute montagne, le habert des Ramée, c’est compliqué, c’est expo, c’est -50°C, au moins 1600md+…
Bon, en vrai, sans mauvaise fois, en une petite heure on était à la cabane, on s’est tous regardé dans les yeux pour savoir si on poussait jusqu’au sommet du Moucherotte, et on décide unanimement de pas trop défoncer nos skis et de plutôt exploser nos bides.
On rentre dans la cabane pour découvrir une bonne flambée dans la cheminée, et deux jeunes attablés, ambiance cosy. Il manquait juste une chandelle. Je suis prise d’un doute soudain, et avant que je n’en lâche une par inadvertance, je demande : “Mais vous êtes majeurs ?” Oui oui. Rassurée, je lâche les vannes et ça coule de source, surtout que Sylvain était là pour m’alimenter.
Bon, je me calme le temps de faire la fondue, tout de même. Il faut rester concentré… fromage, un fond de vin, on fait bien fondre en remuant en 8 sans s’arrêter… et on termine en délayant un peu de moutarde et de maïzena dans un fond de génép’. On met pas tout le fromage non plus, faudrait pas abuser. Les gars (oui, juste les mecs) font descendre aussi les bouteilles de vin, faudrait pas qu’on les redescende sur le dos non plus ! La première fondue achevée, on se regarde en chien de faïence… et on remet le caquelon sur le réchaud. On va quand même pas ramener tout ce fromage, de bleu ! Donc on remet du vin, on re termine avec le fond de génép’… Et on goûte. Oh elle est bonne aussi. Certains diront même meilleure que la première. Mais… ben les deux jeunes seront trop jeunes pour y goûter ! On englouti quelques cookies avant de se préparer pour redescendre.
Ça commence à tanguer déjà dans la cabane ! On redescend en mode mal de mer, slalomant entre les cailloux. On arrive sans encombres au parking, je suis encore sobre, je prend le volant, je suis Sam ce soir. Retour tardif sur Grenoble, mais concept validé !

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